Venez vous immerger dans la couleur bleu le temps d’un bivouac ou simplement s'allonger un instant. Observez les nuances de couleurs dans le carré qui se dessine au-dessus de vous.
Si vous bivouaquez, avec la tombée de la nuit, le ciel offre des dégradés vers le bleu-encre, tableau vivant de notre atmosphère.

Ce bivouac est construit en mélèze local. L’intérieur est un cube de 2,26 m de côté, reprenant la taille du Modulor de l’architecte le Corbusier, à partir duquel il a dimensionné de nombreux bâtiments dans la Cité Radieuse à Marseille.

Ayant grandi dans les Hautes-Alpes, le mythe des 300 jours de soleil par an est tenace, mais la présence du bleu du ciel est bien réelle. Elle nous habite et nous imprègne. Les rêves bleus nous rassemblent dans un ailleurs que nous cherchons toutes et tous, que nous soyons alpinistes, randonneurs, mais aussi celles et ceux qui partent à la recherche de terres et de cieux plus accueillants, rêvant de ciels bleus mais aussi parfois noyant leur fuite dans la « grande bleu ».

Nos rêves bleus rassemblent espoirs et désespoirs de nos désirs ardents.

Lieu d'installation : sentier d'art "les Transhumances Artistiques" , commune de Puy Saint-André (Hautes-Alpes, 05).
L'accès au chemin d'art se fait pour la route nationale , à côté de la Maison de la Géologie.


Immersion

Immersion et
Submersion est un dyptique réalisé dans le cadre d’une résidence au Pac’bô.
Immersion se situe sur une plaine de loisirs. Cette construction d’un aspect léger n’a pas de fonction assignée, elle est un espace indéfini. On y est à la fois dedans et dehors, coupé et en contact avec l’environnement. On ne peut ni s’y cacher ni s’y abriter s’il pleut car le toit est ajouré. À l’intérieur, nous faisons l’expérience de la couleur bleu, couleur du ciel, de l’immensité.
«L’immensité est un des caractères dynamiques de la rêverie tranquille» ( in Gaston Bachelard la poétique de l’espace, PUF 1970, p169).

La chambre rouge

Avec La chambre rouge, je détourne une petite architecture, ici la cabane, de sa fonction initiale. Les dimensions intérieurs correspondent au Modulor de Le Corbusier, la plus petite dimension dans laquelle on ne se sente pas à l'étroit, selon l'architecte. À l'intérieur de La chambre rouge, nous nous trouvons immergé dans un environnement. Isolé de l'extérieur, nos sens sont sollicités (couleur, lumière, espace, touché, chaleur, ouïe,..), nous y réalisons une expérience du sensible.
La chambre rouge est aussi un lieu de création dans lequel j'invite des artistes à venir réaliser une performance, une œuvre musicale, etc.
Cette œuvre est dédié à un arbre à fleur de la frontière de vie, œuvre de Land art monumentale réalisée par l'ethnie des Kichwas de Sarayaku située en Amazonie équatorienne.
Enfin, cette petite architecture s'est construite grâce à l'aide d'une quarantaine de personne, toutes bénévoles que je remercie très chaleureusement et tout particulièrement Valérie Bourdin, Yannick Gachet et Luc Cévat, architecte, sans qui ce projet n'aurait jamais pu se faire.

Bivouac 1 & 2

Les bivouacs donnent l’occasion de passer une nuit à la belle étoile. Cette expérience est ambivalente car nous sommes dans une situation vulnérable. Le sentiment de crainte que l’on peut ressentir au creux de la nuit est proche de l’instinct animal. Bivouac#02 situé dans la forêt joue sur cet aspect là. En revanche, dans Bivouac#01 nous jouissons de la voûte étoilée, expérience saisissante de l’incommensurable.
Les Bivouacs sont construits avec un soin d’esthétisation. Je joue des stéréotypes de la vieille pierre et du chalet en bois pour réduire ces architectures à leurs plus simples lignes et fonctions

Cabane à perceptions

Dans ce projet la cabane est détournée de sa fonction d’habitat. Celle-ci est un lieu exigu à place unique. La fenêtre, qui cadre idéalement sur un beau paysage, devient ici une ouverture sur un non-lieu : le ciel.
L’intérieur est uniformément bleu, le ciel paraît envahir la cabane. les cloisons ne semblent plus nous séparer de l’extérieur mais nous y immerger. L’œil, apaisé par le bleu laisse les autres sens, et notamment l’ouïe, prendre le relais. Les sons extérieurs donnent aussi une profondeur à cet espace confiné. L’enjeu de cette œuvre est l’effacement du paysage en tant qu’image et objet esthétique pour une expérience de l’imaginaire.